La chargée de mission, Catherine TABARAUD, placée auprès du Préfet en lien avec l'ANLCI, exerce sa mission "Lutte contre l'Illettrisme" au sein du centre régional de ressources Prisme Limousin.
Cette mission s’appuie sur la mise en œuvre du plan triennal II d’accès pour tous à la lecture, à l’écriture et aux compétences de base signé en Limousin le 19 mai 2009. La conduite de ce plan partenarial s’effectue en conformité avec les orientations fixées par l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme.

Pour obtenir une information locale sur les ateliers, un conseil, un contact pour la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne, appelez le numéro Indigo :


Historique / date clés

  ANNEES 80
C'est au début des années quatre-vingt que le problème de l'illettrisme est soulevé par les mouvements associatifs. Deux rapports se saisissent de la question : le premier, dans le cadre du Programme européen de lutte contre la pauvreté (1980), le second remis au premier ministre, « Contre la précarité et la pauvreté, 60 propositions » (1982) de G. Oheix, où pour la première fois, il est fait mention de l'illettrisme.

  1984
Le terme "Illettrisme" est repris par les auteurs du rapport « Des illettrés en France » (par Véronique Espérandieu et al.). L'existence de l'illettrisme est alors officiellement reconnue par le gouvernement français ; dans le même temps, le Parlement européen invite les états membres à se saisir du problème.
Octobre 1984 : création du GPLI (Groupe Permanent de Lutte contre l’Illettrisme) qui prend la forme d’une Commission interministérielle, rattachée au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité

  1985-1996
Mise en place progressive :
  > Des programmes régionaux de lutte contre l’illettrisme (jusqu’à l’inscription de la lutte contre l’illettrisme dans les contrats de plan 1996-1999)
  > du réseau des correspondants régionaux et départementaux du GPLI
  > du réseau des "centres ressources illettrisme"

  1998 Adoption de la loi n 98-657 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, du 29 juillet 1998 qui stipule (article 24) que : "la lutte contre l’illettrisme fait partie de l’éducation permanente. L’état, les collectivités territoriales, les établissements publics, les établissements d’enseignement publics et privés, les associations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises y concourent chacun pour leur part. Les actions de lutte contre l’illettrisme sont des actions de formation (...). Les coûts de ces actions sont imputables au titre de l’obligation de participation au financement de la formation professionnelle (...). Elle indique enfin (article 149) que "la lutte contre l’illettrisme constitue une priorité nationale. Cette priorité est prise en compte par le service public de l’éducation ainsi que par les personnes publiques et privées qui assurent une mission de formation ou d’action sociale. Tous les services publics contribuent de manière coordonnée à la lutte contre l’illettrisme dans leurs domaines respectifs."
Ce dernier article est désormais inséré dans le livre IX du Code du Travail.

  1999 Mars - Rapport de Marie-Thérèse GEFFROY : "Lutter contre l’illettrisme" Ce rapport insiste sur la faiblesse des moyens dévolus au GPLI pour mettre en œuvre une politique nationale effective de lutte contre l’illettrisme.

  2000 - Dissolution du GPLI 17 octobre 2000 Création de l’ANLCI - Agence nationale de lutte contre l’illettrisme - constituée sous la forme d’un groupement d’intérêt public par arrêté du 17 octobre 2000 (JO du 20 octobre 2000), qui a pour objet de "fédérer et d’optimiser les moyens affectés par l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises à la lutte